Bulletin de liaison n°35 mai 2009                         

Tél. : 00352 621 67 43 48

Pour toute information concernant nos stages

Thérèse Gatto      Tél. : 00352 621 67 43 48   Mail

Françoise Clostre Tél. : 00352 78 72 97          Mail

Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2010

 

 

Assemblé Générale annuelle Vendredi 26 février 2010

 

Vous êtes invités à participer à l’assemblée générale ordinaire de la F.N.E.L.Y. qui aura lieu le vendredi 26 février 2010 à 20.00 heures à la Résidence Grande Duchesse Joséphine Charlotte (Convictsgaard), 11 avenue Marie-Thérèse à Luxembourg.

 

 

Stages prévus pour 2009/2010

Pour vos inscriptions : fédération

 

Agathe Bretschneider 

30/31 janvier 2010  à Medernach

« Vivre le corps de l’énergie: asana et pranayama »

 

Sri Rajogopalan

24/25 avril 2010 à Luxembourg / Belair

« Plonger dans le cœur du yoga »

 

Dr Bhole     8/9/10 octobre 2010 à Neumühle

                       « Connaissance et voie de transformation »

 

Jacques Seropian  

14 novembre  à  Clairefontaine/Arlon

« Yoga et pensée positive »                                   

 

 

 

 

Groupes de travail pour membres enseignants :

Vendredi 12 mars à 18h30 thème : équilibre 

 

 

 

Les 20, 21 et 22 novembre 2009, Marie-Agnès Bergeon était l’invitée du Luxembourg.

 

Le vendredi 20 novembre, elle a donné une conférence sur le thème

 

«30 ans de cheminement spirituel  - Yoga: retour à l’unité»

 

Organisateur de la Conférence: ErwuesseBildung

Lieu : les Sœurs Franciscaines à Belair

 

 

Cette conférence a été suivie par un stage dirigé par Marie-Agnès Bergeon

(21 et 22 novembre 2009) :

 

«Amour et Connaissance : l’essence, la quête, le chemin»

 

Organisateur du stage: la FNELY

Lieu : les Sœurs Franciscaines à Belair

 

 

Compte-rendu et temps forts

 

 

C’est un fait établi : vous êtes de plus en plus nombreux à vous tourner vers des disciplines telles le yoga. Pour des raisons diverses, mais jamais par hasard.

Dans l’époque tellement bouleversée que nous traversons, l’aspiration à retrouver du sens dans sa vie, à revenir à l’Essentiel n’a jamais été aussi forte. Paradoxalement, lorsque l’on aborde la dimension spirituelle du yoga, la peur et les réticences se lèvent.

Preuve en est la relative faible participation au stage des 21 et 22 novembre derniers.

Mais nous avons une bonne nouvelle !

C’est Marie-Agnès Bergeon qui l’affirme : la dimension spirituelle ne vient pas s’ajouter à nos autres dimensions (physique, pranique, émotionnelle, mentale, intellectuelle) ; elle en est leur source, et elle leur est consubstantielle !

Que tous les débordés, les stressés ou les hyper-bookés de l’agenda (dans lesquels nous nous reconnaissons….) qui nous lisent se rassurent : il ne s’agit pas de s’astreindre à des pratiques supplémentaires et contraignantes.

C’est plutôt la conscience dans notre pratique, l’écoute, et l’orientation de notre esprit, notre ‘regard’, qui peuvent nous permettre d’appréhender cette réalité, oh ! combien  enrichissante !  qui est logée en chacun de nous.

Pour l’approfondir et la vivre pleinement, quelques conseils et outils vous seront utiles.

Durant ces trois jours, Marie-Agnès Bergeon nous a aidé à y voir plus clair.

 

 

A travers la conférence du vendredi soir et dans un grand souci de justesse, elle est venue témoigner du cheminement spirituel qu’elle a résolument décidé d’entreprendre il y a un peu plus de 30 ans.

 

Le manque est à l’origine de sa démarche; le manque de sens, la quête d’un entendement qui intègre tout, qui relie tout. Son questionnement sur le sens de la vie est intense, elle sent que les réponses purement intellectuelles ne pourront pas nourrir la profondeur de vie qu’elle recherche. Elle a besoin d’expérimenter, de vivre et de goûter à une expérience forte, d’en savourer l’essence.

 

Sur le conseil de collègues, elle participe à un groupe de méditation et fait très vite une expérience d’une grande profondeur : elle ressent qu’au-delà du corps, de l’esprit, au-delà des apparences et des changements, il y a en elle une réalité totalement indépendante des circonstances, et que cette réalité est sa véritable nature. C’est, pour elle, une renaissance, une sensation comblante d’expansion, de grande douceur et de joie sans fond.

 

Quelque temps plus tard, en 1980, elle fait une rencontre décisive, celle de celui qui deviendra son maître spirituel. Elle perçoit l’état d’unité dans lequel il vit, l’équilibre qui l’habite : entre puissance et abandon. Elle nous dit à quel point il est important de vivre de telles rencontres dans notre vie parce qu’elles sont capables d’éveiller en nous ce Possible et peuvent nous engager dans un chemin de transformation.

 

Pour elle, le processus est en route.

 

Elle fait un séjour auprès de lui dans le contexte de la tradition indienne pour approfondir cette expérience intérieure.

 

Et au retour, c’est le choc, non pas le choc culturel, mais un ébranlement intérieur : la lumière intense qui éclaire à présent sa vie révèle tout ce qui y sonne faux et inauthentique.

« Quand la lumière s’allume, on voit tous les défauts du mur, les toiles d’araignées, les coins d’ombres, … » nous dit-elle.

« Après l’extase, la lessive » dira-t-elle encore faisant référence au titre du livre de Jack Cornfield.

Il fallait maintenant nettoyer, purifier, transformer, éliminer. Une véritable thérapie du cœur était en train de s’opérer au prix de beaucoup de souffrances et d’émotions négatives.

Une première étape de ‘friction’ entre la conscience qui s’éveille et toutes les restrictions qui limitent va durer plusieurs années – un corps à corps avec souffrances, questionnements, paradoxes…

 

« Comment sortir de la petitesse et de la torpeur ? »

La petitesse qui veut que nous gardions pour nous, que nous restions dans nos limites, nos peurs… ;

La torpeur ou l’inertie qui se colle à l’action ….

 

« La discipline va faire fi de tout cela » nous confie Marie-Agnès Bergeon.

Elle va dissiper cette inertie et réussir à rendre les « humeurs » plus discrètes.

Mais quelle est cette discipline ?

 

Le stage que Marie-Agnès Bergeon nous a proposé les 21 et 22 novembre a été une sorte de condensé de la méthode qui l’a aidée sur son chemin.

 

Pratiques posturales, nombreux espaces réservés à la prise de conscience du souffle, travail sur le souffle avec notamment shanti pranayama, méditation, relaxation, chant (récitations de kirtans, mantras).

Une pratique vivante avant tout où prime l’expérience, l’exploration personnelle et où ces différents outils se fécondent les uns les autres

 

Pour Marie-Agnès Bergeon, le choix d’une tradition est important parce qu’il va permettre d’approfondir cette unité que nous pressentons à l’intérieur de nous, mais celle-ci doit être comprise comme un ensemble d’outils pour cheminer et non comme un ensemble de choses à croire.

« Tous les chemins mènent à la même porte » dit-elle.

 

La discipline ne doit pas être vue comme quelque chose de strict ou de rigide. Au contraire, la pratique accomplie avec conscience et détachement va donner naissance à un merveilleux sentiment de liberté. Elle va développer certaines qualités telle la confiance, la stabilité, l’endurance, la disponibilité intérieure. C’est un véritable désencombrement de soi-même qui va s’opérer et de là naîtra la clarté du mental, et l’ouverture intérieure.

 

Une douzaine d’années ont été nécessaires à Marie-Agnès Bergeon pour qu’enfin elle se sente en accord avec la vie et sa vie telle qu’elle était, réconciliée avec elle-même, suffisamment nourrie par cette réalité du Divin en elle pour accepter sa place et s’ouvrir à une vie plus unifiée et plus harmonieuse.

 

Aujourd’hui, ce pouvoir d’amour éveillé continue d’œuvrer en elle et elle l’exprime ainsi : « c’est comme un fil qui est là, une conscience,  une présence, autant dans le domaine de l’esprit que le corps ou l’action. Je suis plus vaste que ce que je fais, pense ou expérimente. Ce n’est pas une pensée particulière, ça s’est installé, c’est naturel, c’est comme une forme de silence, d’espace qui est là derrière et au cœur de chaque chose, chaque moment. Ce qui est goûté là est comblant ».

 

Cette unité doit être recherchée en nous-mêmes sans oublier que cette étincelle sacrée qui brille à l’intérieur de chacun se relie à quelque chose de beaucoup plus vaste ; tout est sacré, nous faisons partie d’un même Tout.

 

« Nous avons le même Cœur, nous sommes dans le même Souffle » dira encore Marie-Agnès Bergeon.

 

Cette Réalité est donc bien à la fois transcendante et fondamentalement immanente.

Elle se révèle d’elle-même et également on s’ouvre à elle par un cheminement sincère et persévérant.

 

A plusieurs reprises, Marie-Agnès Bergeon a attiré notre attention sur le fait que cette quête puisait sa source dans un pressentiment intime : celui que nous connaissons déjà cette Unité.

« Vous ne me chercheriez pas si vous ne m’aviez déjà trouvé » dit-on aussi dans la tradition chrétienne.

 

Et pour mieux comprendre cette quête, elle nous a exposé trois aspects de notre nature profonde.

SAT, ce qui est (permanent), qui existe de toute éternité.

C’est la vérité, l’existence.

Toute une série d’actions  (comme par exemple les sports extrêmes) vise à expérimenter cette existence avec plus d’acuité. Sentir quelque chose d’inébranlable en nous est très exaltant.

On dit « je » pour se définir. Mais qui est ce « je » ?

Mon corps ? Sans doute pas puisque je n’ai plus le même corps qu’il y a 20 ans; je n’ai plus non plus les mêmes pensées, pourtant j’ai toujours une sensation de ‘moi-même’ qui est là.

Alors de quoi parle-t-on ?

De notre « existence intrinsèque »,  l’Existence au cœur de notre existence relative.

Prendre quelques instants par jour pour écouter les battements de son cœur et ressentir le souffle qui nous traverse nous ramène à notre nature profonde. Cet exercice peut nous aider à pressentir que cette réalité qui nous constitue ne périt pas.

 

CHIT, la conscience de qui nous sommes –qui est la plus haute connaissance.

Le désir profond de savoir existe depuis toujours; il est constitutif de l’existence humaine. Il est un des désirs les plus forts.

« Pourquoi ceci, pourquoi cela ? » demande le jeune enfant.

On déploie beaucoup d’énergie dans des actions qui vont faire grandir la connaissance du monde qui nous entoure. Dans la quête spirituelle, la recherche de connaissance se fait plus intérieure bien que l’introspection pour assouvir ce désir englobe toutes les dimensions de l’être, le corps physique, psychique, émotionnel, …

 

ANANDA, la Félicité, le Bonheur permanent.

Derrière chaque acte, chaque relation, il y a cette recherche de Bonheur.

Ce désir fondamental est à la source de tout ce que l’on fait.

Ananda est l’impulsion centrale de la nature humaine ; l’union de Shakti avec Shiva est pure félicité.

 

Ces trois dimensions sont présentées séparément, mais en fait, elles ne le sont pas, elles s’interpénètrent tout le temps.

 

Et puisque nous accordons une importance particulière à l’expérience, nous vous proposons, comme l’a fait Marie-Agnès Bergeon à la fin du stage, de prendre un peu de temps pour appréhender ces principes à travers votre quotidien.

 

Comment ces trois aspects se manifestent-ils dans votre vie de tous les jours ? 

Observez vos actions les plus simples et posez vous la question de savoir quel en est le moteur.

 

 

Jocelyne Duchesne pour la FNELY

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Ce  Je suis, cette Présence qui nous relie à tout et à tous »

Swami Muktananda

 

Comment un Canadien, issu d’un milieu catholique, en est venu à demander et à recevoir le sannyas, l’ordination monastique dans l’hindouisme.  Maturation patiente et déterminée de la vocation spirituelle d’un homme, conduit d’abord à mener une vie très active dans le monde, qui a perçu rapidement que la voie ouverte par le Christ et celle que propose le Vedanta passent par la même expérience intérieure pour converger vers l’essentiel.  Un engagement effectué, il est vrai, dans le pas d’un maître spirituel parmi les plus respectés de l’Inde contemporaine : Swami Chidananda.

 

Swamiji, vous êtes d’origine canadienne.  Après avoir été  chef d’entreprise, vous êtes aujourd’hui disciple d’un maître indien et swami.  Pouvez-vous nous dire comment s’est effectué un tel itinéraire ?

 

  A l’âge de vingt ans,  je ne connaissais rien à l’hindouisme et ma seule référence était alors la Bible.  C’est en ouvrant, un soir, spontanément la Bible, et en lisant ce passage où Jésus dit : « Celui qui, pour moi, abandonne sa mère, son père ect.. aura dans la vie suivante la vie éternelle », que j’ai décidé de prendre cela au pied de la lettre et de dédier ma vie à Dieu.

 J’ai quitté l’Ecole Polytechnique le lendemain.  Je me suis rendu en Haïti, qui avait été pour moi un lieu d’épreuves, où je souhaitais me mettre au service des pauvres.  Mais en allant visiter les frères des missions,  je n’ai pas trouvé d’opportunité répondant à mon inspiration intérieure.  C’est à cette époque  que j’ai commencé à lire l’Enseignement de Sivananda par Jean Herbert, et que j’ai trouvé l’inspiration que je cherchais.  Je me suis alors engagé sur le chemin qu’il indiquait.

 

Cela n’a pas créé de conflit intérieur avec le christianisme que vous aviez suivi jusque-là ?

 

Un camarade qui, comme moi, ressentait la Présence de Dieu, me rappelait que Jésus dit que le démon se présente parfois sous la forme d’anges de lumière, ce qui me troublait.

L’argument clef de mon copain était que Jésus dit : « Je suis la Voie, le Chemin et la Vie, nul ne vient au Père que par Moi ».  Son argument était renforcé du fait que je savais que c’était là la position officielle de l’Eglise catholique. Dés que j’ai commencé à lire et pratiquer l’Enseignement de Sivananda, j’ai eu des expériences spirituelles très fortes, qui me confirmaient dans l’authenticité du chemin. Cela me remettait en mémoire cette parole de Jésus selon laquelle si on demande à notre père terrestre du pain, il donne bien du pain et non pas une pierre.  Si l’homme demande Dieu à Dieu, il ne m’enverra pas le démon….

Pendant une année, j’ai quand même eu du mal à dépasser ce conflit, qui finalement s’est résolu par une meilleure compréhension.

 

Voulez-vous dire qu’il n’y avait pas de contradiction ?

 

« Je suis la Voie, le Chemin et la Vie, nul ne vient au Père que par Moi. »  J’ai  appris que Jésus faisait référence à « Je Suis.

Quand Jésus dit cela, il ne parle pas de lui comme corps et mental, mais plutôt comme le « Je Suis » de notre être, cette paix et ce silence qui nous habitent intérieurement. 

Ce qui nous éveille à la Vérité, autrement dit ce qui nous ramène au Père, c’est la pratique de la Présence de ce « Je Suis ».  Si vous portez votre attention vers l’intériorité et que, comme un enfant, vous acceptez que c’est Dieu, alors votre vision du monde change et tout ce que vous voyez dans le monde extérieur est spontanément reconnu comme participant de cette réalité intérieure qui est l’essence unique de tout cet univers, de même que l’eau est l’essence unique de l’océan.

 Vous pouvez faire un espace dans votre Etre pour « Je Suis »  avec la foi que cette simple Existence est l’Infini.  Vous pouvez vous laissez apprivoiser par cette immensité et ne plus avoir peur.  La peur, c’est l’identification de soi-même avec le corps et le mental, une mauvaise position à partir de laquelle « Je suis » est interprété comme un grand vide : l’inconnu du lendemain, l’inconnu de la mort.  Vous pouvez comparer cela à une vague qui, toute sa vie, s’identifie à l’idée d’être une vague et ne fait aucun espace pour la réalité d’être l’eau.  Dans ce cas, l’eau,  l’essence même de la vague fait peur car c’est une immensité inconnue de l’idée « vague ».  De même, si nous faisons un espace pour cette réalité en nous, graduellement, spontanément, celle-ci nous révèle que nous sommes Libres et Un avec l’Etre Divin.  Tel est l’enseignement universel que j’ai appris des Sages de l’Inde.

 

 

 Quand vous étiez chef d’entreprise, pouviez-vous toujours effectuer vos pratiques spirituelles ?

 

Pendant des années, j’ai servi ma maman.  J’ai bâtit une entreprise. J’étais occupé du matin au soir, sept jours par semaine, avec un stress épouvantable durant l’hiver à considérer si l’entreprise allait survivre ou non.  J’avais une grande foi, mais ce qui compliquait les choses, c’était le stress des autres, de ceux qu’on aime.  Et il fallait malgré cela faire confiance sans garantie de réussite et demeurer dans une position vulnérable où on dit à Dieu :  Que ta Volonté soit faite, et on demeure dans l’Inconnu, vulnérable.  Je disais à Dieu :  Je m’en fous si Tu nous fais tous crever, car je ne prierai jamais pour les choses de ce monde.  Tout ce que je veux, c’est Toi, Toi,  et Toi seul.  Mais bien sûr, au plan humain, le travail se faisait avec intensité, quoique intérieurement je reconnaissais que c’est « Je Suis » qui fait et non pas moi comme corps et mental.  Finalement, tout s’est bien passé et l’entreprise est devenue prospère.

 

Vous aviez en quelque sorte une pratique spécifique à votre vie de chef d’entreprise ?

 

Tout était axé sur le service et l’obéissance au guru.  Je me conformais à l’instruction qu’il m’avait donnée de servir ma mère.  J’étais en paix avec cette idée de service et j’avais confiance.  J’avais parfois tendance à croire que ma pratique spirituelle n’était peut-être pas aussi intense qu’elle aurait dû être, mais en cela je me trompais.

 

L’Occident est chrétien, et vous venez proposer un enseignement de la tradition hindouiste.  Les Occidentaux ont-ils quelque chose à prendre de cela ?

 

Ce sont les hommes sur Terre qui créent ces divisions.  Ce « Je Suis », l’homme se l’approprie et en fait une montagne de concepts.  Un corps, un mental, les caractéristiques du corps, une situation géographique, historique, culturelle, sociale, politique, etc.  Mais il n’y a rien de pire que de s’approprier Dieu, clamer son exclusivité.  C’est la semence de la guerre.

 

C’est comme mettre Dieu en bouteille : Cela est-il possible ?

 

Jésus dit : »Rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu ».  Les sages de l’Inde ancienne pointent pour nous une bonne compréhension de l’enseignement des sages de notre tradition judéo-chrétienne.

 

Mais pourquoi ne pas rester dans l’enseignement traditionnel du christianisme ?

 

Enseignement et Tradition sont deux choses distinctes.  La façon de vivre l’enseignement, la beauté et la spécificité de l’expression de chacun donne naissance à des milliers de traditions.  Chaque personne est unique et l’existence se manifeste en chacun de nous de façon unique.  L’important pour aimer est de reconnaître en l’autre qu’il participe aussi de la même réalité que l’on a en soi.  « Aime ton prochain comme toi-même », c’est cela l’Enseignement, et il est unique.  Les traditions, elles, ont des formes innombrables.

 

En fait, vous partagez votre expérience intérieure avec des personnes qui sont en quête de cette même expérience.  Il ne s’agit donc pas d’un enseignement contre un autre, mais de vivre l’Enseignement unique concernant notre nature véritable, qui est divine ?

 

Il s’agit effectivement de vivre.  Et en vivant relié à la Vie, le présent se révèle.  C’est simple.  Si l’on s’identifie au corps et au mental, nous sommes spontanément projetés dans le futur ou dans le passé, tant et si bien que l’on passe toute une vie dans le futur ou dans le passé.  On arrive au soir de sa vie sans avoir vécu véritablement.  En vivant relié à l’intériorité, le présent et le soi se révèlent.

Votre travail consiste donc à réconcilier les gens avec la réalité concrète d’une vie religieuse, parce que la vie religieuse actuelle en Occident est très intellectuelle, théologique ou sociale mais elle est peu vécue, elle est peu vivante.

Quand on me le demande, je pointe le chemin : « C’est par là ». Ce n’est pas mon travail mais Son service.  Je me sens comme un petit oiseau libre de toute responsabilité. Mais ce qui s’exprime sur terre lorsque l’on prend une telle attitude, c’est l’Amour.  Et l’Amour,  ne peut que faire deux choses : aimer et servir.  Il n’y a pas de jugement.

Compilation d'interviews de Swami Muktananda par Godelieve Schmit avec

l'autorisation de Swami Muktananda.

Les différents interviews ont paru dans la revue "Source" de Terre du Ciel www.terre-du-ciel.fr

 

 

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Que-ce qui  se passe ailleurs ? Adresses intéressantes

 

Stage et vacances avec Claudine Hellinckx dans la Drôme provençale,

                                 du 3 au 10 septembre 2010;

                          "L'attention: développer les sens subtils".

Renseignements: 00352 307139, claudhel@pt.lu,    www.yoga-integral.lu

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Voyage dans le désert Marocain avec Sylvie Tescher du 11 au 18 avril 2010

                                      "  Oublier le bruit du monde"

                                 Voyage -yoga -Méthode Feldenkrais

Organisé par  VOYAGES ITG  

Renseignements: Tél : 486011    www.destination-nomade.com

Sylvie Tescher   www.yoga-feldenkrais.lu        stescher@pt.lu

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Retraite avec  SWAMI MUKTANANDA du 5 au 10 avril 2010

à Cinqfontaines /Luxembourg

Contact : Godelieve Schmit et Robert Turmes TéL : 00352 309635

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Librairie Pythagore  organise régulièrement des conférences et séminaires

et ont un bon choix de livres

Librairie Pythagore   30, rue de Hesperange   L-1731 Luxembourg www.pythagore.lu.
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Encouragements, critiques, suggestions et propositions sont toujours les bienvenus

Portez vous bien !

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